• 01Fév
    Categories: Amériques, Toutes Destinations Commentaires fermés sur Destination de séminaire incentive: Montréal

    montreal.jpg

     

    Et si vous changiez de continent pour votre prochain séminaire incentive ? Et pourquoi pas Montréal ?

     

    Cette ville étonnante joue sur les contrastes : mi-francophone, mi-anglophone… mais définitivement canadienne ; un port situé à 1600 kilomètres de l’embouchure de l’Atlantique ; une modernité étonnante pour l’une des plus anciennes cités d’Amérique. Cette rose hybride ne se contente pas de mettre côte à côte le meilleur de deux mondes : son double héritage lui confère une beauté vraiment unique et un charme très singulier.

     

    Il suffit de grimper au sommet du mont Royal pour s’en rendre compte. Depuis ce point de vue réputé, le regard embrasse les gratte-ciel miroitants, le large lit du Saint-Laurent et le Vieux-Montréal bordant sa rive nord. En 1535, l‘explorateur français Jacques Cartier fut si impressionné par ce panorama sur le territoire iroquois qu’il le nomma « mont Royal » en hommage à son roi, François Ier. En 1611, les Français établirent un comptoir de commerce non loin de là, ainsi qu’une colonie et une mission catholique, Fort Ville- Marie, en 1642. Quand éclata la guerre de Sept Ans entre la Grande-Bretagne et la France (1756-1763), les rivalités européennes se concentrèrent dans la région et la province de Québec tombe dans l’escarcelle britannique en 1763. Depuis cette époque, les Québécois francophones entretiennent des relations délicates avec les Britanniques et les Canadiens anglophones. La situation est la même à Montréal et cette tension a largement contribué à forger son individualité.

     

    Aujourd’hui, ses habitants sont francophones à 70 %; traditionnellement, le boulevard Saint-Laurent matérialise la frontière entre francophones et anglophones (bien que la séparation soit plus floue, en vérité). L’héritage français est très présent, dans la langue et dans les panneaux de signalisation, sans oublier les toits mansardés typiquement parisiens des bâtiments administratifs du XXe siècle (l’hôtel de ville, par exemple). Cet héritage fait de Montréal la ville la plus européenne d’Amérique du Nord. Pourtant, Montréal n’est pas la France. Le français québécois, nasillard, emploie un vocabulaire bien particulier de français mâtiné d’anglicismes (« C’est fun! »), et la cuisine populaire se distingue par une simplicité qui fait la fierté de ses habitants. La viande fumée, par exemple, se résume à un sandwich de boeuf salé et épicé (un plat juif); le pâté chinois est une tourte à la viande hachée et au maïs accompagnée d’une purée de pomme de terre ; les lèves au lard se dévorent quant à elles au petit déjeuner : des haricots mijotés avec des morceaux de bacon, des oignons… et du sirop d’érable. Sans oublier la célèbre et roborative poutine, plat de frites avec sauce barbecue et morceaux de cheddar fondu.

     

    De nos jours, la moitié des Montréalais sont bilingues — français et anglais —-, mais la population s’est enrichie d’autres communautés : chinoise, italienne, portugaise, grecque, juive, haïtienne, moyen-orientale. Si la cité est désormais cosmopolite, c’est en partie grâce à sa vingtaine de festivals, dont le Festival international de jazz (l’un des plus importants du monde), le festival de comédie Juste pour rire et le Festival des films du monde.

     

    Le climat est peut-être à l’origine de cette folle activité : un hiver qui dure d’octobre à avril, et un été très bref. Pour faire face, Montréal a aménagé une ville souterraine : 32 kilomètres de tunnels reliant centres commerciaux, galeries, musées, hôtels, stations de métro et immeubles de bureaux. La ville accueille en effet nombre de musées, comme le musée Pointe-à-Callière construit sur le site archéologique de Fort Ville-Marie et qui retrace l’histoire de Montréal. Toutefois, les attractions les plus prisées restent les Jardins botaniques et l’Insectarium; le parc olympique des Jeux de 1976; le Biodôme, où les écosystèmes américains ont été recréés dans l’ancien vélodrome olympique; et la Biosphère, un musée environnemental doté du plus vaste dôme géodésique de la planète.

     

    Les Montréalais adorent les activités de plein air, un excellent moyen d’affronter l’hiver. Beaucoup d’entre eux possèdent des cabanes sur les lacs du nord de la ville, mais les autres profitent des parcs et des équipements sportifs qui se transforment, sitôt l’hiver venu, en patinoires et en pistes de ski. En somme, un incentive à Montréal, « c’est le fun »!