• 21Jan
    Categories: Asie, Toutes Destinations Commentaires fermés sur Destination de séminaire entreprise: Bangkok

    Vous êtes à la recherche d’une destination pour votre prochain séminaire ? Et pourquoi pas Bangkok ? La ville est souvent surnommée Krung Thep (« Cité des Anges »), abréviation d’un nom complet qui compte 175 caractères. Si cette ville est bien peu angélique, elle recèle pourtant de nombreux trésors qui, eux, sont vraiment paradisiaques !

    Bangkok est une cité royale, comme en témoigne le complexe du Grand Palais : un ensemble de flèches dorées, de faîteaux renflés et de tuiles vernissées. Sise sur un large méandre du Chao Phraya, le « fleuve des Rois », la ville surplombe le golfe de Thaïlande et contrôle l’accès à l’intérieur des terres, cœur battant d’une nation fière qui a réussi à ne jamais tomber aux mains des puissances coloniales européennes.

    Menaçant constamment de sortir de son lit, le Chao Phraya distille une humidité ambiante. Dans la zone des khlong, ou canaux, à l’ouest du fleuve, les villageois vivent sur l’eau, dans des maisons sur pilotis ; les canaux font office de rues, et les fruits et légumes s’échangent de barque en barque. Le contraste avec le centre est saisissant : le cœur de Bangkok bouillonne d’artères embouteillées de rickshaws motorisés extrêmement bruyants, bordées d’immeubles de bureaux, d’hôtels, de centres commerciaux, de panneaux publicitaires lumineux, et quadrillées par le skytrain (métro aérien) et le métro souterrain. Entre deux buildings, des marchés suffoquent : artisanat, vêtements et nourriture exhalant les parfums typiques de la cuisine thaïe — citronnelle, gingembre, coriandre, agrumes, noix de coco.

    La nuit, Bangkok dévoile le visage sulfureux du quartier chaud de Patpong, ses boîtes de nuit aux néons blafards et ses stripteaseuses. Si l’on veut échapper un instant à l’agitation de la ville, il est possible de retrouver la sérénité dans les wat (temples) bouddhiques, des oasis de calme fréquentées par les moines à la robe orange et à la voix douce. On y trouve plus de 400 wat, mais certains sortent définitivement du lot. C’est le cas de Wat Phra Kaew, qui fait partie du Grand Palais et possède le révéré « bouddha d’émeraude » (de jade en vérité), supposément fabriqué en Inde en 43 av. J.-C. et enseveli sous du plâtre avant d’être redécouvert, frappé par la foudre en 1434; la statue est vêtue par le roi en personne au début de chacune des saisons, pour s’attirer la chance. Wat Pho

    est riche d’un immense bouddha couché de 46 mètres doré à la feuille, ainsi que de douzaines d’autres bouddhas; le temple est aussi réputé pour ses massages traditionnels (et énergiques !).

    Le vieux Bangkok, celui des maisons de bois, survit, par exemple dans la demeure de l’Américain Jim Thompson, pionnier de la renaissance de l’industrie de la soie après la guerre. Sa maison traditionnelle, splendide, est aménagée en musée. Dans le parc du palais de Dusit se dresse la résidence Vimanmek, le plus grand bâtiment en teck du monde, édifice royal du début du XXe siècle, aujourd’hui musée consacré à la royauté thaïe. On peut y voir des danses traditionnelles.

    Bangkok n’a pas toujours été la capitale de la Thaïlande. Les ruines d’Ayutthaya, capitale de 1350 à 1767 (date de son saccage par les Birmans), s’élèvent encore au nord de la cité. Comptoir établi au milieu des marécages depuis le XVIe siècle, Bangkok, dont le nom signifie « le village des pruniers sauvages », a accédé au rang de capitale en 1782. Cette ville, particulièrement insolite pour les Occidentaux (faire son marché en barque, au milieu de centaines de barques, n’est qu’une des nombreuses expériences curieuses qu’on peut y faire), peut donner lieu à un séminaire que vos collaborateurs n’oublieront jamais.

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  • 11Jan
    Categories: Europe, Toutes Destinations Commentaires fermés sur Un séminaire au calme, à Heidelberg

    Lorsqu’on cherche une destination séminaire, l’on pense en général immédiatement aux grandes villes et capitales du monde. Pourtant, des villes moins connues et bien plus agréables sont envisageables. Tel est le cas d’Heidelberg, en Allemagne, où nous avons encore organisé un séminaire pour 30 personnes le mois dernier. Son nom ne vous évoque sans doute rien, et pourtant cette ville fascine depuis plusieurs siècles. C’est après tout l’une des plus belles villes du monde. Les peintres et poètes romantiques des XVIIIe et XIXe siècles ont adoré Heidelberg. En remontant le chemin des Philosophes qui longe le cours du Neckar, ils admiraient en soupirant de béatitude les ruelles enserrant la plus ancienne université d’Allemagne et le château, très délabré, dominant cette vallée profonde et boisée.
    Même Mark Twain — pourtant cynique et difficilement impressionnable — y a laissé son cœur, à l’issue d’un séjour dans l’hôtel surplombant le château : « Je n’ai jamais goûté une vue au charme aussi serein et gratifiant que celle-ci », écrivit-il en 1880 dans Ascension en télescope. « La ville s’étire le long du fleuve, son dédale d’artères pavées piqué de lumières clignotantes… Si vous pensez qu’il n’y a rien de plus magnifique que Heidelberg de jour, attendez de découvrir Heidelberg de nuit, une Voie lactée sur Terre… » Une description qui vaut encore aujourd’hui, car rien n’a vraiment changé depuis l’époque de Mark Twain. L’Altstadt (Vieille Ville) niche au creux de la vallée, sur la rive sud du fleuve, organisée selon un plan médiéval couronné par la flèche de la Heiliggeistkirche (église du Saint-Esprit) du XIVe siècle. La vieille université embrasse l’Universitätsplatz (place de l’Université); bien qu’elle ait été fondée en 1386, son style est baroque et non médiéval. La faute en revient au roi de France Louis XIV. Heidelberg est alors un centre du pouvoir, capitale des comtes, ducs et princes-électeurs du Palatinat (ou comté palatin du Rhin), comme le montre son château médiéval et Renaissance. En 1693, au cours de la guerre de la ligue d’Augsbourg, Louis XIV ordonne l’anéantissement de Heidelberg.

    À la reconstruction, le baroque est à la mode. Des tentatives sporadiques pour restaurer le château de grès rose sont également menées, et les ruines cohabitent avec d’élégantes pièces des XVIIIe-XXe siècles. On peut y visiter le musée de la Pharmacie et découvrir le Heidelberg Tun, un gigantesque foudre de 1751 d’une capacité de 221 726 litres dans lequel était stocké le vin nécessaire au château.
    Et la boisson, aujourd’hui encore, fait partie intégrante de la vie quotidienne. La ville compte plusieurs anciens bistrots étudiants — le Zum Seppl (XVIIe siècle), par exemple, ou le Zum Roten Ochsen (XVIIIe siècle) — dont les murs racontent les traditions et les clubs estudiantins. L‘une de ces traditions — de rigueur pour tout étudiant qui se respecte — consistait à passer quelques jours dans le cachot de l’université, le Studentenkarzer, criblé de graffitis, une destination prisée par les touristes aujourd‘hui. L’ université de Heidelberg, la Ruprecht-Karls-Universität baptisée en l’honneur de ses fondateurs des XIVe et XIXe siècles, est éminemment considérée, notamment pour son unité de recherche. Heidelberg est une cité dynamique, prospère et moderne, qui reste cependant très attachée à ses origines. C’est une destination idéale si vous cherchez pour vos collaborateurs une destination à l’écart de l’agitation du monde, où la sérénité est le maître-mot.

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